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Vos témoignages

Vous êtes sous pression? Au bout du rouleau? Dénoncez l’impact de la surcharge que vous subissez en partageant votre réalité ici. L’APTS transmettra vos témoignages, sous couvert d’anonymat, au ministre de la Santé et des Services sociaux.

You’re under pressure? At the end of your rope? Denounce the impact of overwork that you’ve been strapped with, by sharing your realities here. The APTS will transmit your personal account (while ensuring your anonymity) to Québec’s Health and Social Services Ministry (MSSS).

Témoignez ici

2018-10-19
Témoignage d’une intervenante à l’an protection de l’an jeunesse.
J’écris ce témoignage et il est 18h30. J’arrive à peine de travailler même si dans ma description de poste il est écrit de 8h30 à 16h30. J’arrive de travailler en pleurant pour la deuxième fois cette semaine. Aujourd’hui, j’apprends qu’une famille d’accueil chez qui j’ai confié un enfant fermeront leur ressource. De bons gens de cœur qui m’annoncent qu’ils ne pourront pas continuer, que cette aventure n’était pas celle à laquelle ils s’attendait. Des gens épuisés pour qui la santé n’y est plus. Chez eux, un garçons de 7 ans qui en est déjà a son deuxième milieu d’accueil. Je pleurs et je me demande est-ce-que j’aurais pu changer les choses. Est-ce-que si j’avais été davantage présente j’aurais pu voir l’épuisement derrière leur façade souriante? Aurais-je pu les soutenir plus ou mieux? Les questions et la culpabilité sont une tornade dans ma tête. Puis, au travers des larmes, la colère monte. Je suis en colère contre le réseau de la santé, contre les CIUSSS, contre la centralisation des pouvoirs et contre ce système qui en est desormais un de performance au détriment de l’humain. Je suis en colère contre le manque de financement, contre la pénurie de personnel, contre l’augmentation des tâches administratives et contre cette demande incessante de faire plus avec moins. Je suis en colère parce que ce soir, j’irais me coucher avec mes larmes et la cause des enfants en difficulté tattouée sur mon cœur et en sachant qu’ils ne sont pas une priorité pour mon gouvernement. Allô, y’a tu quelqu’un?
Intervenante à la protection de la jeunesse

2018-09-20
Je travaille dans la direction di-dp-tsa. Depuis quelques mois la surcharge de travail est difficile à gérer. J'ai toujours aimé faire mon travail et je sais que je veux être ps.ed. Cependant, avec la surcharge de travail et le manque de soutien de nos gestionnaires, je pense de plus en plus à quitter pour me diriger vers d'autres milieux. Depuis quelques temps, j'ai perdu toute motivation à me rendre au travail. Je termine mes journées épuisées ayant toujours un sentiment d'amertume pour toute les suivis que je n'ai pu effectuer par manque de temps. On se fait imposer des tâches de travail, des rôles et ce, sans prendre en compte la charge de cas que nous avions déjà. Nous sommes traités comme des robots qui doivent répondre à la demande et respecter les normes en matière de stat. Mais ou se trouve l'humain dans ce système ?? Notre système de santé et services sociaux est gravement malade... j'ai peur pour l'avenir.

Ps.ed

2018-08-25
je travaille au crdited depuis decembre comme infirmiere auxiliaire. Chaque jour je travailles avec de jeunes adultes presentant une deficience intellectuelle ou tout ce qui touche les troubles envahissants du developpement. Ces jeunes adultes presentent tous, sans exception, un trouble grave du comportement enplus de leurs diagnostics propre a chacuns. Recemment un patient ayant un tsa leger, sans deficience et avec une problematique sexuelle plus que presente est arrive chez nous. Depuis son arrivee, les jeunes femmes travaillant sur le departement doivent constamment surveiller leurs arrieres parce qu'elle ne savent jamais quand il va tenter de les prendre par les hanches ou les fesses avec les commentaires deplaces qui viennent avec. Le 24 juin dernier, je me suis fais agresser par lui. Il m'a lancer au visage un walkie talkie parce que je refusais qu'il me touche de maniere innaproprie. Suite a l'incident jai eu 2 points de sutures au visage.et jai une cicatrice a la joue qui ne disparaitra jamais completement en plus des sequelles psychologiques que cela m'a amener. Pourtant, lorsque je suis revenue de mon arret de travail, absolument rien n'avais changer. Encore aujourd'hui il rode autour des filles de l'unite. De plus , aucune consequences n'a ete appliquee a l'usager la journee ou il m'a agresser...

ALLO YA TU QUELQ'UN?
infirmiere auxiliaire

2018-07-16
Je travaille dans le réseau depuis plus de 30 ans, je suis à même de constater que nous sommes sur une pente descendante dans l'organisation des services. A quoi bon traiter surtout la maladie et ajouter des budgets surtout à ce niveau si on ne va pas voir en amont ce qui cause les problèmes? Cela s'appelle en grande partie de la prévention! Les élections approchent à grands pas et j'espère vivement que l'époque Barette sera chose du passé. Qui sera le parti qui osera investir plus massivement en prévention et non surtout dans le système curatif et médical??? J'assiste bien malgré moi à l'individualisation de problèmes sociaux où on traite les symptômes à coups de millions en médicaments plutôt que d'avoir le courage de prioriser des avenues dont les bénéfices apparaîtront au fil des ans, souvent au delà d'un mandat comme gouvernement! C'est le temps ou jamais de soulever ces enjeux et d'interpeller les acteurs des partis politiques sur l'importance de cesser de faire porter sur les épaules d'individus des solutions qui sont de l'ordre collectif! Allo? Y'a quelqu'un d'autre que Barrette et cie???
Travailleuse sociale

2018-06-30
Je travaille dans une RI depuis plus de 2 ans et demi en même temps de finir mes études. Je me fais régulièrement grafigner, frapper, pousser, cracher dessus, pincer et j’en passe par des hommes adultes. Je fini la plus part de mes chiffres avec des échymoses et des petites plaies (ongles). À force de travailler avec cette clientèle TSA - TGC j’en suis venu à banaliser ce que je vivais mais c’est quand mon conjoint voit mes blessures qu’il me fait réaliser à quel point non ce n’est pas normal. Souvent, j’ai envie de démissionner puisque je ne suis pas obligé de vivre ça et je suis tanné. Mais je me rappel que personne ne voudra vivre ça à ma place et ces hommes adultes ont besoin d’sssistance. Je les adore malgré tout. Je suis souvent dépasser et je me demande si un jour nous allons avoir plus de services et d’aide parce que présentement, au salair minimum, personne ne veut travailler comme intervenant dans une RI et sortir amoché comme ça à chaque fin de quart. Allo, y’a quelqu’un?
Éducatrice spécialisé

2018-06-29
je travail auprès d une clientèle adulte présentant des troubles sévères et persistants en santé mentale. Nous vivons aux quotidiens une pression de maintient des gens dans la communauté, de prendre soins de patients encore psychotique alors qu' ils sont hospitalisé sous prétexte que ils prennent le lit de une personne, nous les transportons dans nos véhicules, nous entrons dans leur milieu de vie, nous ne pouvons prendre le temps nécessaire de faire de bonnes intervention car l' objectif est de satisfaire les statistiques donc de voir le plus d'usagers possibles, le manque de mise à niveaux ou de formations pertinentes au travail, nous devons rentrer au bureau alors que nous sommes en congés, soir et fin de semaine, gratuitement, pour finaliser nos rapports ou notes évolutives car la pression que nous subissons pour les rencontrer viennent nuire à un bon suivi de la clientèle.
Éducateur

2018-06-29
Une collègue me dit qu’ elle s’ empêche de boire de l’ eau pour ne pas avoir à aller aux toilettes, faute de temps et durant les minutes qu’ elle est pas là, il peut se passer de quoi. On se déshydrate!!!
Éducatrice

2018-06-19
Au bout de 15 ans à la Dpj, j'ai vécu les deux dernières années à bout de souffle. Manque de personnel flagrant. Le tout doit être compensé par les membres du personnels encore debout , déjà chancelant et se retrouvant avec une surcharge de travail. Des cas de plus en.plus lourd , des horaires dont on étire les minutes. ..comment dispenser de bons services à la clientèle si nous mêmes comme intervenant nous sommes déjà au bord du gouffre ??
Arh

2018-06-17
Se faire frapper , insulter , cracher dessus ,tirer les cheveux , mordre , graffigné... c’est pas grave mon shift achève... si la personne de soir rentre sur son quart... sinon je resterai ENCORE collé pour un 12 heures au travail... mais c’est pas grave en fin de semaine j’ai demandé mon congé pour aller en camping avec mon copain ca va tellement faire du bien ... mais je n’aurai pas mon congé ... je devrai pigé dans ma banque de maladie et caller malade et obligé d’autres personnes à rester collé et à faire des 12 heures ... Je me sens coupable mais à qui la faute ? coupable de me respecter et de prendre une fin de semaine de congé? Où est la logique ? Allo ya quelqu’un?
Educatrice

2018-06-14
pression, non-reconnaissance du travail, changement des horaires à la dernière minute, travailler seule avec des jeunes en trouble de comportements sévères et avec une multitudes de diagnostiques en santé mentale, ne pas avoir le droit de prendre nos fériés ou nos vacances quand on en a besoin.
se faire menacer de mort ou de se faire frapper, avoir peur pour sa vie, se faire manquer de respect plusieurs fois par jour, se faire claquer la porte au nez à plusieurs reprises, se faire dire de ne pas porter plainte car on travail avec des adolescents et ca fait partie de notre travail.....
se sentir mal de partir du travail car il manque d'employer et on laisse notre collègue seul pour aller chercher nos propres enfants.
Est-ce normal? Est-ce que j'ai choisi de me faire traiter comme un numéro ? non vraiment pas, je souhaitais aider des enfants , des adolescents ayant des difficultés et pouvoir compter sur une organisation qui voulait aider cette clientèle négligée et vulnérable. Pour vrai à part me faire dire, on peut pas car C'EST PAS BON POUR LES STATISTIQUES, on nous offre aucuns moyens pour faire notre travail de façon convenable. Faire plus avec moins (moins d'employés, plus de clientèle, moins de temps pour aider les jeunes, plus de tâches administratives qui demande d'être caché derrière les ordinateurs) Je suis en surcharge et je ne peux pas aider les enfants. Inacceptable..............
éducatrice
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