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Vos témoignages

Vous êtes sous pression? Au bout du rouleau? Dénoncez l’impact de la surcharge que vous subissez en partageant votre réalité ici. L’APTS transmettra vos témoignages, sous couvert d’anonymat, au ministre de la Santé et des Services sociaux.

You’re under pressure? At the end of your rope? Denounce the impact of overwork that you’ve been strapped with, by sharing your realities here. The APTS will transmit your personal account (while ensuring your anonymity) to Québec’s Health and Social Services Ministry (MSSS).

Témoignez ici

2018-05-16
Autrefois, j'ai travaillé en centre-jeunesse dans l'unité des garçons 12-17 ans... dans la fameuse belle époque où Paul Arcand a sorti son film que la DPJ fait donc dur et que les jeunes faisaient donc ben pitié...Durant cette période, les lois se sont modifiées par rapport aux agents de sécurité qu'on devait appeler que lorsque la situation s'envenimait et que notre sécurité semblait compromise...par contre, les agents ne pouvaient mettre la main sur le jeune tant que ce dernier ne posait pas le premier geste...même si parfois, tous les signes évidents démontraient que le jeune serait agressif envers nous! J'ai déjà reçu une poignée de "casse-gueules" en plein visage ( les gros bonbons durs et ronds, assez gros), on m'a menacée souvent: ex: j'ai juste envie de te pogner la tête et de te frotter la face ben fort sur l'asphalte,). J'ai des problèmes d'excema au visage, donc plusieurs s'en sont donnés à cœur joie, certains jeunes allant à me dire qu'ils se suicideraient s'ils avaient ma face...Même en encadrement intensif, un jeune a déjà viré fou et réussit à péter la fenêtre de l'unité sécuritaire même s'il pesait 90l bs mouillés...on a déjà frappé à grands coups de pieds sur ma voiture...puis bizarrement, un mois plus tard, dans l'entrée de mon stationnement, ma voiture a été vandalisée avec de gros gallons de peinture fraiche vidés dessus.. Pourtant, j'étais une éduc. très accomodante, douce et qui respecte énormément les autres, qui parle au lieu de crier, etc...J'étais toujours celle qui était prête à jouer au hockey dehors avec eux, à aller en vélo, etc. Toute cette violence qu'on absorbe....et je me souviens en effet que mon employeur m'a déjà demandé ce que je "leur faisais pour les faire réagir autant"....Et parfois, certains jeunes que j'avais auparavant surpris avec de la drogue et dénoncés ne voulaient plus du tout me respecter ni écouter lors de mes quarts de travail...encore une fois, l'employeur qui me dit " et bien tu le fais réagir, il ne t'aime pas, tu lui es antipathique sans raison, n'intervient pas avec ce lui là, c'est ta collègue qui le fera à l'avenir...."! Comment approuver les mauvais comportements des jeunes?? en lui disant qu'il a le droit de me manquer de respect? Je suis tombée malade à ce moment, grosses plaques d,excema partout et mon visage est parfois méconnaissable...tout ça est derrière moi mais l'excema n,est jamais reparti malheureusement, j'ai absorbé trop de violence avant de quitter ce milieu là! Mon corps a démontré des signes et un coup déclenché, ça n,est jamais reparti....à chaque fois que je souffre de mes problèmes de peau, je me rappelle que je suis restée trop longtemps là-dedans. La paie n,en valait pas la peine!
enseignante, anciennement éduc. en centre jeunesse

2018-05-16
Je travaille depuis maintenant deux ans pour les centres de réadaptation de Montréal. Je travaill dans une résidence à assistance continue - secteur adultes TGC. Je me suis déjà fais mordre la cuisse, pousser et donner des coups de poing à plusieurs reprises, agripper le chandail (colet) d'une quantité innombrables, tirer les cheveux, cracher dessus, graffignés le corps (je ne comptes plus). Je me suis fais lancé des assiettes et des breuvages dessus.
En tentant de protéger les clients qui s'automutilaient, j'ai reçu des éclaboussures de sang au visage, sur mes bras et mon chandail. J'ai été poussé contre le mur et ma tête s'est cogné contre le cadrage. J'ai reçu un coup de coude sur le nez en tentant de mettre une mesure de contrôle à un client. J'ai eu plusieurs douleurs musculaires ou articulaires (pouce droit et épaules qui déboitte).
Mon employeur ne ME PAIE PAS mes primes TGC depuis plus de deux ans. Il y a maintenant 2 griefs en cours et rien ne bougent. En lisant ce texte, jugez-vous que mes clients sont TGC? ALLÔ Y'A QUELQU'UN?
Éducatrice spécialisée

2018-05-15
Les tâches ne cessent d'augmenter et principalement pendant l'hiver donc je prends 10 à 15 minutes pour mon diner et jamais de pause. Ayant plusieurs années d'expertise, je suis efficace à la tâche mais cela ne suffit plus. La population étant vieillissante et les besoins grandissants nos 7 hres de travail par jour ne satisfont pas.
Je suis une personne dévouée mais fatiguée aussi à la fin de la semaine malgré que je sois à 4 jours semaine au programme pré retraite.
nutritionniste

2018-05-15
Le 21 mars derniers dans le déroulement d'une intervention un jeune m'a crier à plusieurs reprises de façon agressive et violente : " je vais enculer ta fille as-tu compris je vais enculer y'a fille ma tabarnack" dans la même situation j'ai dû rester enfermée dans le bureau pendant plus de 45 minutes puisque le jeune s'opposait de l'autre côté de la porte. Je me sentais prise coincée et la seule chose que je voulais c'était m'en aller chez moi. 3 semaines plus tard le même jeune m'agresse encore verbalement. Et je quitte finalement en arrêt de travail csst le 15 avril. J'ai du me battre au prêt de ma boss pour lui faire comprendre que le jeune en question est dangereux et il nomme ouvertement qu'il n'arrêtera pas qu'il s'en fou de pogner 10ans de prison si sa victime est pour être inapte à vie. J'ai du me battre avec mon médecin de famille afin qu'elle inscrive de me réaffecter ailleurs en attendant que le jeune termine sa sentence. Toute deux mon passée le message que sa fait partie de mon travail........ Mais il y a toujours ben des ostie de limites
Éducatrice Spécialisée

2018-05-15
Oeuvrant depuis plus de 15 ans sous la Direction de la protection de la jeunesse, plus particulièrement à l'évaluation des signalements, le constat est que notre travail est de plus en plus lourd avec une clientèle de plus en plus démunie et une surcharge de travail incroyable. Il y a 15 ans, ceux qui quittaient en arrêt de travail à la suite d'un épuisement étaient "les vieux de la vieille".... Aujourd'hui, j'observe mes collègues quitter en "burn out" après seulement 6 mois en poste. Travailler en protection de la jeunesse, ça USE! Vous voulez retenir le personnel pour la mission des Centres jeunesse alors vous devriez considérer notre échelle salariale! Ce n'est pas normal de gagner le même salaire que nos collègues en CSSS qui travaillent avec une clientèle volontaire alors que nous, nous travaillons avec une clientèle non-volontaire, nous gérons des risques à tous les jours, nous intervenons souvent seule dans des milieux que même des policiers ne se présenteraient pas seuls, faute de ressource.... Déjà la système de santé et des services sociaux était fragile avant votre arrivée, maintenant le bateau vient de couler avec votre merveilleuse réforme!
Agente de relations humaines - DPJ

2018-05-14
Je travail en Centre de réadaptation en Déficience intellectuelle depuis 15 ans. J'ai toujours été passionné par mon travail, par mes clients et les défis à relever. Je suis une personne qui n'a pas peur du travail et je donne sans compter....En juin 2016, dû aux coupures du ministère de la santé et des services sociaux, plusieurs coupures de postes sont survenus mais surtout on a fermé une résidence a assistance continu pour des gens vivant avec des troubles de comportement...Je me suis retrouvé à faire face aux familles qui n'approuvaient pas cette décision...je ne pouvais pas leur dire que moi non plus je n'approuvais pas! J'ai dû déménager des clients dans des ressources où je savais que leur besoin ne seraient pas répondu comme dans une résidence comme la notre! Les médias m'ont approché, mais je ne pouvais pas parler... Bref, ils n'ont pas réfléchis plus loin que le bout de leur nez car si certain ne présentaient plus le profil pour demeurer dans cette résidence, beaucoup d'autres usagers dans notre réseau demanderais ce genre de service! Mais en tant que travailleuse je me suis retrouvé en surcharge de travail: en plus d'avoir mes dossiers "réguliers" et tout les suivis nécessaires, puisque que je travail qu'avec des usagers présentant des troubles du comportement, j'ai dû gérer le déménagement de 6 usagers en même temps (pas tous dans la même ville!), la fermeture d'une maison complète (vider tout, tout, comme si c'était dans ma description de tâche!!) toute cette situation à durer 5 mois....Lorsque j'ai demandé un temps pour remettre mes dossiers en ordre après la fermeture, on m'a répondu par des ajouts de dossier! J'avais des usagers qui n'allait pas bien du tout (hospitalisation psychiatrique, plainte policière, cour criminelle, désorganisation sévère, harcèlement, appel de menaces) et personne pour m'aider!Je me suis mise à faire de l'insomnie, car je ne pensais qu'a voir comment j'arriverais à respecter les délais pour tout! J'ai commencé à avoir des maux de coeur en entrant au travail, à vivre de l'anxiété en pensant au travail, même a pleurer à l'occasion en me demandant comment j'y arriverais! À la maison, je n'étais plus disponible pour mes enfants! On est seul devant plusieurs situations, nos collègues sont tous dans la même situation, nous sommes tous et toutes au bout du rouleau! Je suis présentement en assurances parentales et j'ai dû aller consulter car je me suis mise à refaire énormément d'anxiété juste en pensant à mon retour au travail. Résultat: épuisement professionnel, même un an après avoir arrêté de travailler, dû à ma grossesse!!! J'encourage tout le monde à ne pas passer sous silence ce qu'ils vivent dans leur milieu de travail depuis l'ère de M. Barrette! Faut que ça change, et rapidement!
Tecnicienne en Éducation Spécialisée

2018-05-14
Coup, morsure, crachat, insultes, pincer, pousser, crier, sacrer, lancer du matériel et mobilier....et j’en passe. Voilà le quotidien d’une classe d’adaptation scolaire. La violence est banalisée sous prétexte qu’ils n’ont pas d’autre moyen de s’exprimer.....
TES

2018-05-14
Je travail d'arrache pied chaque jour avec des petits cocos TSA. Chaque jour, on me crache dessus, ne mords et me frappe. On me menace de me tuer, de briser ma voiture et de s'en prendre à ma famille. Puis je dois transporter ces mêmes enfants dans ma voiture pour des sorties dès le lendemain. Lorsque j'en parle, on me dit que "ça fait partie du métier".
Éducatrice Spécialisée

2018-04-28
Je suis TPO en pathologie depuis 2012 et je suis passionné par ce que je fais et j'ai la chance de travailler avec des pathologistes de 40ans d'expérience. Toujours pas de poste ni de remplacement, je me suis battu pour être le meilleur. Pour ne pas nuire au changement (A la destruction de la profession et à l'abrutissement du personnel), on a mis en place dans le département une gestion inhumaine et désintéressée du travail. On gère pour servir l'orgueil du boss, on dénigre le travail et on n'encourage surtout les gens à comprendre ce qu'ils font. Quand OMNI-assistant sera implanté à 100%, nous serons des robots avec une liste de tâches et un rendement à atteindre. Comme les techniciens en entrepôt. Mais nous sommes des professionnels de la santé et nous travaillons avec des humains.. et nous sommes nous aussi des humains. On épuise ceux et celles qui ont la vocation à grand coup d'ambiance toxique pour éviter à tout prix d'avoir des experts à respecter demain. C'est un non-sens, une aberration et une catastrophe qui détruit des carrières. Je n'en peux plus.
Technologiste médical

2018-04-27
Je travaille dans le Réseau depuis plus de 10 ans et chaque année je me sens de plus en plus surchargée au travail, alors de j'ai pourtant gagné en expérience et en efficacité. Mais, je n'y arrive pas. Je suis incapable de mettre mes dossiers à jour. Je dois parfois travailler le soir ou les fins de semaine pour juste essayer de ne pas être trop en retard et pour tenter de répondre du mieux possible aux exigences de mon Ordre. Mais, je me dis que j'ai une vie en dehors du travail et que ce n'est pas normal de devoir empiéter sur mon temps de vie personnelle pour garder la tête au dessus de l'eau. Mon employeur semble pourtant très content et pas du tout préoccupé par cette situation, car au bout de la ligne, les interventions sont faites. Des fois, je me dis que je devrais être moins efficace pour lui faire vivre le malaise de la surcharge, mais qui va payer: moi qui va passer pour une mauvaise employée et l'usager qui subira des délais dans ses services. Occasionnellement, je me surprends à rêver d'occuper un autre emploi. Pourtant, j'aime ma profession et je suis certaine d'être une bonne intervenante, mais je suis tannée d'être épuisée par la surcharge de travail. Je souhaiterais pouvoir connaître un jour le sentiment de vivre un équilibre et une qualité de vie au travail.
travailleuse sociale
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